Le 2ème REP est l'héritier direct du 2ème bataillon étranger de parachutistes. Mais en qualité de seule unité parachutiste de la Légion étrangère encore en activité, le 2ème REP est également l'héritier de toutes les unités paras Légion d'Indochine et d'Algérie, soit de la compagnie parachutiste du 3ème régiment étranger d'infanterie, précurseur en la matière, des 1er , 2ème et 3ème Bataillons étrangers de Parachutistes d'Indochine et du 1er Régiment étranger de Parachutistes d'Algérie. Le 2ème BEP voit le jour à Sétif en 1948. Dès le début de 1949, ce bataillon est engagé en Indochine où il se couvre de gloire ; il y restera jusqu'en 1955, date à laquelle il s'embarque pour l'Algérie après avoir reçu la fourragère aux couleurs de la Légion d'honneur. C'est à cette même époque qu'il se réorganise pour adopter une structure régimentaire et devenir le 2ème REP. Depuis sa création, le 2ème REP a toujours été à la pointe des engagements de l'armée française, comme l'indique la liste des opérations auxquelles le régiment a participé (Indochine, Algérie, Kolwezi, Tchad, Liban, Gabon, Golfe, Somalie, Rwanda, Djibouti, Bosnie, RCA, Brazzaville, Bosnie, Kosovo, Côte d'Ivoire IMPLANTATION Adresse postale Camp Raffalli 20 260 CALVI MISSION - COMPOSITION - MATERIELS Mission Le 2e REP est l'un des quatre régiments d'infanterie de la 11ème brigade parachutiste (11ème BP).L'intervention aéroportée est le mode d'action privilégié du 2e REP mais le régiment est également capable de s'engager sous blindage avec ses VAB comme ce fut le cas ces dernières années, en Ex-Yougoslavie, en Centrafrique et au Congo. Il a la singularité d'avoir spécialisé chacune de ses quatre compagnies de combat dans un domaine d'emploi particulier (combat en zone urbaine, combat en montagne, compagnie amphibie, tir de précision et maniement des explosifs. Composition 1160 hommes 9 compagnies * une compagnie de commandement et de logistique (CCL) * une compagnie d'administration et de soutien (CAS) * une compagnie de maintenance régimentaire (CMR) 5° Cie * une compagnie d'éclairage et d'appui (CEA) * quatre compagnies de combat * une compagnie élémentaire de réserve (CER) 6° Cie. En l'an 2007, le 2e REP comprend 1 297 hommes, jeunes, sportifs, physiquement rustiques et résistants, dont 1 000 combattants d'assaut dotés d'un matériel de pointe et d'un niveau de compétence élevé. D'ailleurs, les légionnaires sont dans leur majorité des cadres potentiels et beaucoup peuvent se targuer d'avoir le niveau de "moniteur commando". Les légionnaires parachutistes proviennent d'une soixantaine de pays différents. On y trouve un tiers de francophones. La Légion étant souvent une vitrine de l'actualité mondiale, le recrutement provenant des pays de l'Est est en hausse régulière. La moyenne d'âge au régiment est de vingt-quatre ans et tous les cadres se plaisent à dire que le légionnaire-parachutiste d'aujourd'hui a les mêmes qualités que ses aînés. Les motivations d'engagement sont diverses: goût de l'aventure, envie d'échapper à la monotonie d'une vie ordinaire, désir de couper avec son passé ou simplement recherche d'une certaine éthique de vie. Mais ce qui différencie souvent le légionnaire d'un engagé, et ce dans n'importe quelle armée, c'est qu'il est presque toujours "fort d'une expérience de vie". Le choix de l'engagement "provient toujours de cet acquis", qu'il soit heureux ou malheureux, et cela apporte au régiment une maturité et une sérénité dont peu d'unités peuvent se prévaloir. Dans un cadre militaire, cet état de fait est pratiquement unique, car tout nouvel engagé est conscient que son choix le fait entrer dans un processus qui peut l'amener aux confins de la résistance humaine. Sa formation va l'amener à assumer pleinement ce choix. Le 2e REP n'existe que parce que chacun de ses membres, du simple légionnaire au chef de corps, est imprégné de cet "esprit" si particulier. À la création de ce nouveau type de soldat en 1946, beaucoup parièrent sur la rapide disparition de l'unité, arguant l'incompatibilité entre la souplesse du parachutiste et la massive puissance du légionnaire... Pourtant. BEP puis REP ont largement gagné leur place sur les "sentiers de la gloire" et, de nos jours, grâce à son "esprit" si particulier, le 2ème Régiment Etranger de Parachutistes demeure cette troupe d'exception au service de la France. Un esprit ne s'explique pas mais se vit au quotidien. Aussi il est difficile, en quelques pages, de décrire au profane le souffle qui anime chaque membre de ce prestigieux régiment. La première chose qui frappe l'observateur qui a le privilège de côtoyer l'unité, c'est l'engagement total de chacun de ses membres. Ici pas de demi-mesures, et la "rigueur" de la légion est omniprésente au quotidien, y compris pour des activités apparemment anodines. Le simple fait de se présenter de façon réglementaire du légionnaire a par exemple sidéré les officiers des "Gebirgsjâger" allemands qui ont récemment partagé les activités du REP en Bosnie. Le souci du détail est cultivé au point qu'il peut agacer les autres corps de troupe travaillant avec le REP. On est Légionnaire-Parachutiste 24 heures sur 24 et ceux qui ne peuvent tenir le rythme, et tout spécialement les cadres, ne restent guère au régiment. Cette sélection naturelle entraîne par contre une homogénité dans les cellules de commandement, où tout le monde se connaît et se côtoie depuis des années. Si le systême rigide de la Légion ne permet pas, apparamant de familiarités entre officiers et sous-officiers on peut néanmoins discerner une certaine complicité. Aussi peut-on considérer le 2e REP comme une grande famille. Mais pour y accéder, Ies débuts sont durs et tout spécialement dans les grades subalternes II n'est pas du tout facile d'être lieutenant au REP, à tel point que d'autres formations critiquent vivement la façon de faire des Légionnaires-Parachutistes, mais une fois cette methode de commandement et de vie acceptée, le jeune Officier aura toutes les chances d'être "Repman" pour le restant de sa carrière Plus on est rigoureux, plus on est détendu aimait à dire le colonel Puga. Cette rigueur dans la vie de tous les jours amène tout naturellement à une sorte de sérénité , une certaine joie de vivre est perceptible, on entend siffler ou chantonner dans les couloirs, preuve de la jeunesse de caractère de l'unité. Certains ont comparé cette société presque exclusivement masculine à une congrégation de "moines-soldats". Soldats, certes, moines certainement pas car la rigueur dans l'exécution du travail quotidien, n'empêche nullement de s'amuser, et l'ambiance nocturne des rues de Calvi et la fête des Rois le prouvent. Souvent privé de foyer, le légionnaire considère généralement que le monde Légionnaire-Parachutiste est le sien, et partout où il s'installe, il y amène le maximum de confort possible et travaille dur à nettoyer et embellir le site. Les popotes sont des endroits chaleureux que l'on retrouve dans les coins les plus reculés de la planète. En partant, tout est impeccable, comme à Brazzaville, où le REP, dans une ville pourtant livrée au pillage, ne laisse pas un seul papier gras dans les cantonnements. Cette dernière corvée de nettoyage se fait pratiquement sous le feu! Le REP c'est aussi, bien sûr, la, "grande Légion" avec son culte de la tradition et la fête de Camerone, qui célèbre l'arme et le devoir sacré d'accomplir la mission jusqu'au bout... un état d'esprit permanent au REP A la fin de la deuxième guerre mondiale, la Légion Etrangère est un corps de troupe renommé et polyvalent, dont la réputation n'est plus a faire. Le conflit (39-45) qui vient de se terminer, a d'ailleurs rajouté quelques lauriers, a une couronne qui n'en manque pas. De Narvik a Bir-Hakeim, et du Liban aux Vosges, le légionnaire a démontré, qu'il reste le fantassin de choc par exellence. Néamoins un nouveau type de soldat s'est couvert de gloire ,pendant ce conflit ... "le parachutiiste", enveloppant l'ennemi, par un assaut venu du ciel
La Légion ne dispose pas d'unités parachutistes, alors qu'un besoin urgent de soldats, aptes a cette qualification se fait sentir en Indochine. Malgré les arguments de l'Etat-Major, qui oppose la rigeur et le poids de la Légion, a la soupesse des parachutistes, le 3ème Regiment Etranger d'Infanterie forme en 1949, une compagnie parachutiste sous les ordres du Lieutenant Morin. L'élan est donné et un nouveau type de soldats entre dans la légende le "légionnaire-parachutiste". Pratiquement a la même époque le 1er Bataillon Etranger de Parachutistes est crée a Khamisis (Algérie), le 1er Juillet 1948 sous le commandement du capitaine Segrétain. Le 2ème bataillon Etranger de Parachutistes, voit le jour un peu plus tard le 1er Onctobre 1948 a Sétif (Algérie) Un 3ème Bataillon Etranger de Parachutistes, est formé en avril 1949 a Mascara, et s'installe peu apèrs a Setif, ou il devient le dépot des unités engagées en Extreme-Orient L'époque est celle d'une Armée Francaise démunie. Les paras sautent de Dakotas, venus des surplus Américains et de JUnkers 52 rescapés de la guerre. Nombre d'hommes de cette nouvelle élite, sont d'anciens "fallschirmajäger" auxquels se mêlent des hommes venus de toute l'Europe. Beaucoup tomberont pour la France, et la Légion Etrangère en Indochine.
(merci a munch)
Le général ROLLET : Paul Frédéric ROLLET est né le 20 décembre 1875 à Auxerre, où son père, capitaine d'infanterie de ligne, tenait garnison. Au fil des affectations successives de ce père au physique vigoureux, à l'intelligent prompte et déliée, au caractère impulsif, "foncièrement discipliné sans en avoir toujours l'apparence", écrira le général Torcy en 1902, le jeune garçon apprend, en spectateur privilégié, les nécessités de la vie militaire. Il apprend aussi, héritage dont il ne cessera d'user toute sa vie, qu'un homme digne de ce nom doit savoir défendre ses idées avec ténacité quand il est persuadé de sa justesse, au risque même de se faire des ennemis si le sujet en vaut la peine. Pour Paul Rollet le sujet va très vite envahir son existence : ce sera la Légion. Il y est affecté, jeune lieutenant de 24 ans, en décembre 1899, après deux ans sans histoire à l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr et trois ans de garnison au 91 ème R.I. dans les Ardennes, pendant lesquels il parachève ses classes. Une grande histoire d'amour commence, que l'on suit à toutes les lignes d'un "état signalétique et des services" habituellement moins sentimental. En 1901, le lieutenant Rollet sert au 1er Etranger dans le Sud-Algérien et a la chance de participer à la colonne d'Igli sous les ordres du déjà légendaire commandant Brundseaux, qu'il retrouvera au Bataillon Etranger de Madagascar. Y servant successivement comme officier payeur, puis comme adjoint d'un commandant de secteur, enfin comme responsable du plan de défense d'Anosiravo (Diego-Suarez), Rollet achève le tour d'horizon de toutes les activités d'un officier de rang. Il est prêt à exploiter sa formation. Rentré en Afrique du nord en 1905, il devient rapidement l'archétype du chef, dans une compagnie montée. Sillonnant les confins algéro-marocains à la tête de son unité de légionnaires et de mulets, il trace des pistes, creuse des puits, cimente les liens avec les tribus, combat les irrédentistes marocains de la région d'Oujda, trouve le temps de rédiger un document particulièrement détaillé sur l'organisation et la marche d'une colonne qui prendra bientôt force de règlement. Il galvanise en permanence sa troupe, qui suivrait en enfer son capitaine "Espadrille" (nommé capitaine en 1909), ainsi baptisé d'après un détail vestimentaire qui lui permet d'être un marcheur infatigable. En 1911, Rollet et sa compagnie sont affectés au corps de débarquement de Casablanca qui mènera campagne au Maroc. Dix-huit affaires, combats, attaques, coup de mains s'inscrivent à son dossier, ainsi que deux citations, consacrant sa réputation de baroudeur. Héros de 14 -18 Que peut faire un guerrier lorsqu'éclate un conflit majuscule sinon marcher au canon ? En 1914, Rollet ne pouvant se satisfaire de la réduction obligée des opérations au Maroc, même sous les ordres de Lyautey devenu son ami, se résout à être infidèle à la Légion. Il obtient son affectation sur le front de France, où très vite il prend le commandement du 31ème régiment d'infanterie. Avec lui, il combat à Longwy, à Laimont, à Vauquois. Il entraîne ses réservistes jusqu'à en faire un corps d'élite qui va s'illustrer en Argonne en 1915, sur la Somme en 1916, sur l'Aisne en 1917. Et voilà qu'à la mort du colonel DURLEZ, autre preux, on lui donne le commandement du Régiment de Marche de la Légion Etrangère (R.M.L.E.), le 18 mai 1917. Retrouvant ses légionnaires, il en fera le régiment le plus décoré de l'armée française, pour lequel le gouvernement devra même "inventer des décorations nouvelle" tant sont grands son courage, son efficacité et ses sacrifices. Cumières, Flirey, le bois du Hangard, Soissonnais, la Montagne de Paris, Chaudun, le plateau de Laffaux, la ligne Hindenbourg, autant de noms qui sont passés dans le glorieux martyrologe de la guerre de 1914 - 1918 et dont le souvenir du R.M.L.E. reste indissociable. Comme celui de Rollet, âme et drapeau de ses hommes. Connu dans le monde entier pour ses actions d'éclat, ce quêteur d'absolu n'estime pas que le temps soit au repos satisfait. En 1919, il rejoint le Maroc, avec son régiment toujours, qui devient le 3ème Régiment étranger d'infanterie. Retrouvant des "maréchaux" de Lyautey, il découple ses bataillons à travers le moyen atlas, sans cesse au milieu d'eux pour les soutenir, les aiguillonner, ou les défendre contre les difficultés morales et les pénuries de relève. Dix ans à Bel-Abbès Son élévation dans la hiérarchie s'est accompagnée de l'élaboration d'un programme de formation, de sélection et d'emploi de la Légion. Il ne pourra convaincre Paris d'appliquer ce programme au seul Maroc, mais son entêtement et sa réputation le feront choisir en 1925 pour commander le 1er étranger, la maison-mère de Sidi-Bel-Abbès. Il y restera dix ans, colonel chef de corps d'abord, puis à partir de 1931 et des inoubliables fêtes du centenaire de 1931 qu'il a organisées, général de brigade, inspecteur de la Légion, poste nouveau créé pour lui. Tous ceux qui n'avaient pas encore eu l'occasion de subir le magnétisme de ses yeux d'acier et de goûter son enthousiasme tonique vont être à leur tour envoûtés par ce preneur d'hommes. Il n'avait pourtant qu'un secret : tout donner aux autres pour pouvoir tout leur demander. Cette règle informulée, il l'appliquera, avec une confiance sans faille, jusqu'à sa mort, survenue le 16 avril 1941. Retiré du service actif en décembre 1935, il a consacré ses dernières années avec l'engagement total dont il était coutumier, à ses anciens, galvanisant leurs amicales dont il réussit à faire de véritables sociétés d'entraide, utilisant sans vergogne ses amis et sa célébrité pour apporter aux innombrables quémandeurs qui monopolisaient son courrier, le soutien, le secours, l'embauche, la naturalisation, l'appui qu'il leur estimait dûs. En 1938, il est élu président de l'Association nationale des Gueules Cassées : un dévouement de plus… Comment s'étonner qu'une telle succession de dons de soi, aux hommes et aux armes, qu'un tel caractère rigide et pourtant profondément compatissant, qu'un pareil héraut des vertus qu'ils veulent les leurs, aient définitivement conquis les légionnaires. Quand Rollet les regarde, du mur de leur baraquement, leur dos se redresse et leurs bras s'affermissent. Il leur a donné la pureté de cœur, et la fierté de servir. "Rollet, l'homme aux cent batailles, aux balafres sarcastiques, à la croix de guerre longue comme une épée, couverte d'une forêt de palmes et de mille et une nuits d'étoiles, le héros des plus pures légendes, le premier légionnaire de France, ce guerrier prestigieux de la grande épopée, ce vert capitaine de la Renaissance égaré par miracle dans cette fade époque platement barbare, ce soudard magnanime qui aimait le vin, le poivre, le piment et les femmes…" 
(merci a munch!)
(merci a munch)
St Michel est l'archange guerrier qui fut le premier combattant à descendre du ciel pour vaincre ses ennemis. C'est donc tout naturellement que les parachutistes l'ont choisi pour saint patron et le fêtent tous les 29 septembre. L'origine de la tradition remonte à la seconde Guerre Mondiale, lorsque les paras se firent remettre la médaille de St Michel avant de sauter sur la Bretagne. L'idée s'imposa le 29 septembre 1949 et la première St Michel fut célébrée en la cathédrale d'Hanoi.
André ZIRNHELD est né à Paris le7 Mars 1913. Il est licencié et diplômé d'études supérieures de philosophie, et nommé en 1937 professeur de philosophie au lycée Carnot de Tunis. En octobre 1938 il est affecté comme professeur au Collège de la Mission laïque française à Tartus, en Tunisie. Au déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale, André ZIRNHELD est affecté dans une batterie de DCA au Liban. ZIRNHELD est volontaire pour aller combattre en métropole mais l'armistice du 22 Juin 1940 est signé avant. ZIRNHELD rejoint alors la France libre en passant en Palestine britannique. Il est condamné pour désertion par un tribunal militaire français, qui confisque tous ses biens. ZIRNHELD est affecté comme soldat au 1er bataillon d'infanterie de marine, avec lequel il participe au premier combat d'une unité FFL à Sidi-Barani le6 Septembre 1940. En janvier1941, en raison de ses diplômes, ZIRNHELD est retiré du front et nommé directeur adjoint du service d'information et de propagande au Caire. Bien qu'il s'intéressait beaucoup à son travail, ZIRNHELD demande rapidement à être envoyé au front. Il s'inscrit au stage d'élève officier, à l'Ecole des Aspirants de Brazzaville en Juin 1941, d'où il sort cinquième fin 1941 de retour au Proche-Orient en février1942, ZIRNHELD se porte volontaire pour la 1re compagnie de parachutistes, intégrée comme french squadron au Spécial Air Service. Lors de sa première mission, ZIRNHELD commande une équipe de quatre hommes qui effectuent un raid sur l'aéroport Berka-3 le12 Juin 1942, détruisant six avions ennemis au sol. Il reçoit alors, comme tout SAS après sa première mission, l'insigne des ailes opérationnelles SAS ou « ailes égyptiennes ». Ses missions suivantes seront le sabotage d'une voie de chemin de fer, puis une attaque de véhicules et ramener des prisonniers de la Luftwaffe. Il est ensuite proposé pour la Croix de Guerre et la Military Cross. La quatrième mission de ZIRNHELD est un raid sur le grand aéroport de Sidi-Haneish. Ce raid est effectué dans la nuit du 26 au 27 Juillet 1942, par dix-huit jeeps armées conduites par des SAS britanniques et français. En quelques minutes, les jeeps, en formation de V inversé, parcourent la longueur de la piste en mitraillant les avions garés. Trente-sept bombardiers et avions de transport sont détruits, pour la perte de deux SAS britanniques tués sur l'aéroport. Pendant le retour, la jeep de ZIRNHELD a une crevaison. Une des autres jeeps, à bord de laquelle se trouve l'aspirant François MARTIN, vient à son secours, pendant que le reste de la formation les abandonne. Les deux jeeps réparent, reprennent la route, puis crève une seconde fois. Lorsque le soleil se lève, les jeeps s'arrêtent et tentent de se camoufler. Trois heures après, une formation de quatre bombardiers allemands Junkers Ju 87 « Stuka », les repèrent et les mitraillent. A leur second passage ZIRNHELD est touché, d'abord à l'épaule, puis à l'abdomen. Il décède vers 13 heures. Un peu avant sa mort, il dit à François MARTIN « Je vais vous quitter. Tout est en ordre en moi. », et lui demande de s'occuper des papiers et livres dans son barda. C'est Martin qui découvrira le carnet de ZIRNHELD dans lequel celui-ci a écrit La prière du para. ZIRNHELD sera cité à l'ordre de la Libération, avec comme commentaire : « Excellent chef, calme et audacieux. ». Une attitude qui convient parfaitement à la devise des SAS, Who dares wins (Qui ose gagne). Le corps de l'Aspirant André Zirnheld a été rapatrié il y a quelques années, il est maintenant inhumé au cimetière des Batignolles à Paris.
(merci a munch pour l'article)
L’armée française assiégeait Puebla. La Légion avait pour mission d’assurer, sur cent vingt kilomètres, la circulation et la securité des convois. Le colonel Jeanningros, qui commandait, apprend, le 29 avril 1863, qu’un gros convoi emportant trois millions en numéraire, du matériel de siège et des munitions était en route pour Puebla. Le capitaine Danjou, son adjudant-major, le décide à envoyer au devant du convoi, une compagnie. La 3e compagnie du Régiment étranger fut designée mais elle n’avait pas d’officier disponible. Le capitaine Danjou en prend lui-même le commandement et les sous-lieutenants Maudet, porte-drapeau, et Vilain, payeur, se joignent à lui volontairement.
Le 30 avril, à 1 heure du matin, la 3e compagnie, forte de trois officiers et soixante quatre hommes, se met en route. Elle avait parcouru environ vingt kilomètres, quand, à 7 heures du matin, elle s’arrête à Palo Verde pour faire le café. À ce moment, l’ennemi se dévoile et le combat s’engage aussitôt. Le capitaine Danjou fait former le carré et, tout en battant en retraite, repousse victorieusement plusieurs charges de cavalerie, en infligeant à l’ennemi des premières pertes sévères.
Arrivé à la hauteur de l’auberge de Camerone, vaste bâtisse comportant une cour entourée d’un mur de trois mètres de haut, il décide de s’y retrancher, pour fixer l’ennemi, et retarder ainsi le plus possible le moment où celui-ci pourra attaquer le convoi.
Pendant que les hommes organisent à la hâte la défense de cette auberge, un officier mexicain, faisant valoir la grosse supériorite du nombre, somme le capitaine Danjou de se rendre. Celui-ci fait répondre : "Nous avons des cartouches et ne nous rendrons pas". Puis, levant la main, il jura de se défendre jusqu’à la mort et fit prêter à ses hommes le même serment. Il était 10 heures. Jusqu’à 6 heures du soir, ces soixante hommes, qui n’avaient pas mangé ni bu depuis la veille, malgré l’extrême chaleur, la faim, la soif, résistent à 2000 Mexicains : huit cents cavaliers, mille deux cents fantassins.
A midi, le capitaine Danjou est tué d’une balle en pleine poitrine. À 2 heures, le sous-lieutenant Vilain tombe, frappé d’une balle au front. À ce moment, le colonel mexicain réussit à mettre le feu à l’auberge.
Malgré la chaleur et la fumée qui viennent augmenter leurs souffrances, les légionnaires tiennent bon, mais beaucoup d’entre eux sont frappés. À 5 heures, autour du sous-lieutenant Maudet, ne restent que douze hommes en état de combattre. À ce moment, le colonel mexicain rassemble ses hommes et leur dit de quelle honte ils vont se couvrir s’ils n’arrivent pas à abattre cette poignée de braves (un légionnaire qui comprend l’espagnol traduit au fur et à mesure ses paroles). Les Mexicains vont donner l’assaut général par les brèches qu’ils ont réussi a ouvrir, mais auparavant, le colonel Milan adresse encore une sommation au sous-lieutenant Maudet ; celui-ci la repousse avec mépris.
L’assaut final est donné. Bientôt il ne reste autour de Maudet que cinq hommes : le caporal Maine, les légionnaires Catteau, Wensel, Constantin, Leonhard. Chacun garde encore une cartouche ; ils ont la baïonnette au canon et, réfugiés dans un coin de la cour, le dos au mur, ils font face. À un signal, ils déchargent leurs fusils à bout portant sur l’ennemi et se précipitent sur lui à la baionnette. Le sous-lieutenant Maudet et deux légionnaires tombent, frappés a mort. Maine et ses deux camarades vont être massacrés quand un officier mexicain se précipite sur eux et les sauve. Il leur crie :"Rendez-vous" !
"Nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes". Leurs baïonnettes restent menaçantes.
"On ne refuse rien à des hommes comme vous !" répond l’officier.
Les soixante hommes du capitaine Danjou ont tenu jusqu’au bout leur serment. Pendant 11 heures, ils ont résisté à deux mille ennemis, en ont tué trois cents et blessé autant. Ils ont par leur sacrifice, en sauvant le convoi, rempli la mission qui leur avait été confiée.
L’empereur Napoleon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du Régiment Etranger et que, de plus, les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés en lettres d’or sur les murs des Invalides à Paris.
"Ils furent ici moins de soixante opposés à toute une armée, sa masse les écrasa. La vie plutôt que le courage abandonna ces soldats Français le 30 avril 1863.
Capitaine Danjou, Sous-Lieutenant Vilain, Sous-Lieutenant Maudet "
En 1892, à leur mémoire, la patrie éleva un monument. Depuis, lorsque les troupes mexicaines passent devant ce monument, elles présentent les armes.
Il appartenait à la patrouille partie reconnaître à pied le col de Saroubli en Afghanistan. Depuis le début de l'été, le sergent Penon enchaînait les missions de reconnaissance et de renseignement dans ce pays d'Asie centrale. Lundi dernier, le 18 août, il part avec deux sections françaises d'élite entre les vallées d'Uzbin et de Tizin. C'est là que vers 15 h 30, pris dans une embuscade, ils essuyent les tirs nourris des talibans. Plusieurs militaires sont blessés. Les insurgés attaquent à coup d'armes légères et de lance-roquettes. Le sergent Rodolphe Penon se souvient alors de la Côte d'Ivoire où, deux ans plus tôt, il a sauvé la vie de deux soldats touchés par des tirs, au risque d'y laisser la sienne. Fidèle à ses convictions, avec courage, il fait des allers-retours pour ramener vers l'arrière ses camarades à terre. En tant qu'auxiliaire de santé, il leur apporte les premiers soins alors que d'autres soldats tombent sous le feu ennemi. Il s'élance. Ses camarades tentent de l'en dissuader mais il n'y a rien à faire. Cette force qui pousse Rodolphe Penon à aller secourir les victimes est plus forte que lui. « C'est viscéral, sourit le Père Blaise Rebotier, aumônier des armées, à ses côtés en Côte d'Ivoire. Il ne peut pas tolérer que lui puisse être soigné et pas les autres. » Malgré ses blessures aux jambes, il part chercher un camarade couché au sommet de la crête. Une balle interrompt sa course et met fin à ses jours. Le sergent Penon est mort. Au combat. Comme il le souhaitait.
Un soldat aguerri
« Depuis le décès de son frère il y a 15 mois, il disait qu'il voulait mourir sur le terrain en sauvant les autres. » Son ex-épouse Monika est partagée entre la tristesse d'avoir perdu un être cher et la fierté de le savoir parti avec les honneurs militaires. « C'était quelqu'un d'exceptionnel, passionné par son travail et toujours à l'écoute. Bon, il n'était pas toujours présent mais je savais attendre. C'est un verbe que j'ai conjugué à tous les temps... » Entre les larmes perce un sourire. Monika jette alors un regard vers ses deux filles et ajoute : « C'était un très bon père. Quand on s'est installées en Corse, il a décidé de devenir auxiliaire de santé. En partie pour partir un peu moins en mission. » Mais le sens du devoir et du dévouement cher aux légionnaires le tiraille. Depuis son engagement au sein du 2e Régiment étranger de parachutistes de Calvi en 1998, il se rend sur tous les théâtres d'opération : au Tchad, en ex-Yougoslavie, au Gabon, à Djibouti, en Côte d'Ivoire et enfin, en Afghanistan. Hier, la cérémonie d'adieu du 2e REP fut à la hauteur des récompenses qui décoraient son uniforme (voir encadré). « Il le méritait ! » D'une seule voix, ses filles de 16 et 14 ans, n'ont eu de cesse hier, en marge de l'éloge funèbre, de rappeler l'admiration qu'elles éprouvent pour leur père. « Il disait toujours 'il faut aller jusqu'au bout', rappelle Marine, l'aînée. C'est ce qu'il a fait. »
Quelqu'un d'entier
« Jusqu'au bout », c'est l'expression qu'emploie spontanément le médecin des armées Savy pour qualifier le caractère de Rodolphe Penon. « C'était quelqu'un d'accompli du début jusqu'à la fin, insiste celui qui l'a formé et qui l'a accompagné à N'Djamena. Il partait toujours au secours de la population et des militaires. C'est moi qui ai pris la photo où on le voit en train de soigner un enfant au Tchad. Il était entier. » Les témoignages concordent. Personne ne doute ni ne s'étonne du courage avec lequel le sergent Penon a porté secours à ses camarades blessés dans l'embuscade. « Il a toujours été une référence pour les plus jeunes, ajoute le médecin capitaine Savy. Quand je partais en mission avec lui, j'y allais en toute confiance. Je savais que le travail serait bien fait. » Le médecin marque une pause. L'émotion ? Plutôt le souvenir des bons moments. « Mais ça n'était pas seulement un bosseur. C'était aussi un bon vivant adepte des deuxièmes, des troisièmes et même des quatrièmes mi-temps. Un sportif également. Il était viscéralement attaché à la Corse et au 2e REP, le seul régiment qu'il ait jamais connu, le plus beau régiment... »
L'altruisme en héritage
Car le sergent Penon n'a pas toujours été militaire. Avant de rejoindre les rangs de la Légion étrangère en 1998, Rodolphe travaillait à Perpignan comme agent de sécurité maître chien. « Il était déjà passionné par l'uniforme, se souvient son ex-épouse. Et par la protection. Le soir, il raccompagnait les vendeuses pour ne pas qu'elles se fassent agresser. » Ils se sont rencontrés à 16 ans. « J'ai partagé 23 ans de sa vie alors je peux témoigner de son sens du service et de l'assistance ! » Un souci qu'il semble avoir transmis à sa fille cadette, Julie. Elle se verrait bien psychologue. L'ainée, Marine, sera styliste. « Dommage que papa ne me voit pas à la rentrée », confie-t-elle dans un souffle. S'il est un don que le sergent a à coup sûr enseigné à ses enfants, c'est le courage. Hier, à la manière dont le père partait au combat, ses jeunes filles sont montées au front, lui écrivant un hommage et affrontant la douleur avec dignité. Elles ont toute la vie devant elles pour porter haut les valeurs paternelles.
(article de corse matin et video de mon amis munch)
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